Les bienfaits du Jardin sur notre Santé globale

Qu’y a-t-il de plus vivifiant qu’une journée au grand air à semer, planter pour voir ensuite les feuilles s’ouvrir et les boutons s’épanouir en fleurs odorantes et jolies ?

C’est si bon de toucher et sentir les aromatiques, cueillir les petits pois nouveaux ou les framboises !!! Que la nature est belle quand on l’a soignée avec amour. La nature nous aide à maintenir un équilibre, à mobiliser nos énergies, à garder la volonté de faire face et la foi en l’avenir, à affronter les difficultés de la vie moderne ou à retrouver une santé grâce à un équilibre intérieur.

Cultiver un jardin est une voie  thérapeutique de premier choix. Les plantes sont vivantes. Lorsque vous êtes en colère, allez les voir et parlez-leur, vous rentrerez apaisé. Les  plantes prospèrent si elles se plaisent avec leurs voisines et dépérissent dans le cas contraire. L’horticulture n’est pas une thérapie nouvelle. Avant que la psychiatrie devienne une science, on prescrivait le travail dans le jardin pour soigner les maladies mentales et du système nerveux.

L’apparence purement physique d’un endroit donne beaucoup d’informations sur la valeur propre des gens qui y vivent. 

On peut donc constater l’influence des plantes sur nous à la fois dans le domaine économique et social. Leur présence joue un grand rôle dans la satisfaction que l’on éprouve pour l’endroit où l’on vit ou travaille et, au-delà, pour la qualité de sa vie. Les bienfaits qu’apporte la culture des fleurs aux individus sont évidents dans quatre domaines : intellectuel, social, émotionnel et physique. Bienfaits intellectuels : les individus ont besoin d’apprendre de nouvelles choses, de changer de décor, d’acquérir de nouveaux talents. Ils prennent plaisir à le faire et à prouver qu’ils en sont capables.

Acquisition de nouvelles techniques : en apprenant les techniques et méthodes telles que la multiplication des plantes, leur culture, l’arrangement floral, l’individu accroît sa dextérité manuelle.Personnellement mon corps se muscle à la manière que je bêche et les positions que je prends pour effectuer les différentes tâche dans mes parcelles.

Amélioration de la connaissance

Un sens plus aigu de la curiosité

Développement de l’esprit d’observation : observer les changements qui surviennent dans les plantes par suite de l’action de l’homme et des animaux conduit à une meilleure compréhension de la relation entre cause et effet. Soigner les plantes en surveillant leurs besoins améliore la capacité de planifier et de prendre des décisions. Stimulation des sens : ouïe, toucher, goût, odorat jouent un rôle important dans le plaisir des plantes. Les occasions d’expérimenter différentes perceptions sensorielles augmentent notre connaissance et notre sensibilité à l’environnement.

Bienfaits sociaux : Le travail des plantes ouvre la voie à de nombreuses interactions sociales, de la coopération indispensable pour organiser une exposition florale au plaisir partagé d’un très beau paysage. La culture des plantes donne l’occasion d’entrer en relation avec de nouvelles personnes ayant les mêmes intérêts, de partager les résultats avec d’autres ou d’entrer en compétition amicale comme celle d’une exposition. Se sentir isolé et solitaire en vivant au milieu de milliers de personnes est une des causes principales de chagrin et de dépression. Les plantes sont un sujet de partage. .

Le fait de partager avec autrui les produits de son travail est aussi un élément important. Suivant le Docteur Will Menninger, « comme ils partagent le produit de leur travail avec d’autres qui sont économiquement moins favorisés, les patients deviennent à leurs yeux et souvent pour la première fois de leur vie, des membres productifs de la société ».

Bienfaits physiques : les plantes que nous cultivons nous donnent des raisons de rester actifs : l’entretien du potager, du jardin d’agrément et des espaces verts fournit de multiples occasions d’activités physiques au grand air. Les promenades aux parcs ou aux jardins botaniques pour admirer les fleurs sont des exercices salutaires pour la santé. Vous pouvez brûler autant de calories en quarante-cinq minutes de jardinage qu’en trente minutes d’aérobic.

Des activités spécifiques améliorent la coordination musculaire et exercent les muscles qui ne sont pas souvent sollicités. Par exemple, on peut utiliser la transplantation de plantules pour entraîner le pouce et l’index par la prise, la relâche et la flexion.

Bienfaits émotionnels et psychologiques : les bienfaits psychologiques peuvent résulter à la fois d’expériences passives, et actives en les cultivant. Pour les comprendre, les théories les plus simples disent que dans le monde moderne, il y a tant de bruit, de mouvement que notre environnement peut fatiguer nos sens et conduire à des niveaux d’excitation psychologique et physiologique préjudiciables. Certains types d’environnement, dominés par les plantes, réduisent cette excitation et par conséquent les sensations de stress. Enfin, parce que nous avons évolué dans des environnements composés essentiellement de plantes, nous avons une réaction physiologique et psychologique à certaines combinaisons de plantes et à d’autres éléments naturels tels que la pierre et l’eau.

Une meilleure estime et confiance en soi : les plantes et les activités qu’elles font naître peuvent être choisies dans le programme de façon à garantir aux participants une certaine réussite. La fierté du projet réalisé, le sens de la responsabilité et du travail accompli conduisent à une meilleure idée de soi-même.

Des activités qui favorisent l’intérêt et l’enthousiasme pour l’avenir : c’est un aspect particulièrement important pour les personnes âgées et celles qui souffrant de troubles émotionnels ont perdu tout intérêt pour le futur, un intérêt qui peut se raviver quand on attend qu’un bourgeon s’épanouisse en fleur ou la germination d’une graine.

Des opportunités pour un esprit créatif : la créativité et la personnalité trouvent l’occasion de s’exprimer dans la composition de bouquets floraux, l’arrangement des végétaux dans les espaces verts et beaucoup d’autres aspects. La créativité est un besoin humain fondamental qu’on peut satisfaire de deux façons : par l’acquisition de nouvelles connaissances (informations, collections) et en le développant par des soins aux autres personnes, aux animaux et aux choses), le don de soi. Pour une santé mentale optimum, ces deux formes de créativité doivent être bien équilibrées. Un substitut au travail : dans la plupart de nos sociétés aujourd’hui, l’identification en tant qu’adulte dépend en grande majorité du travail. Quand on travaille, on fait partie de la société. Malheureusement, quand une personne prend sa retraite, il ou elle perd ce sens d’appartenir au monde des adultes associé au travail et au profit. La culture des plantes peut servir de remplacement au travail. Les plantes ont une valeur reconnue.

La tolérance et la patience vis-à-vis des frustrations : quand on s’occupe de plantes vivantes qui croissent, on rencontre des problèmes même si on suit les meilleurs plans. Les maladies, les insectes, les mauvaises herbes font des dégâts et le mauvais temps vient encore compliquer la situation. Apprendre à supporter les inévitables frustrations dans le jardinage peut aider à mieux accepter celles qui surviennent dans la vie quotidienne.

Une intense concentration :  « le jardinage est une source de fascination qui suscite une attention involontaire : un autre de ses bienfaits. Car les jardiniers sont tellement absorbés dans leur travail qu’ils n’ont pas à faire l’effort qu’exige l’attention volontaire, c’est donc pour eux une période de repos dans ceux que requiert la vie journalière normale. »

Le jardin : un havre de paix pour l’homme

Un jardin est souvent synonyme de quiétude. Un espace dans lequel s’épanouissent de plus en plus de seniors pour qui le jardinage devient une source de joie et de quiétude.

Les corps engourdis retrouvent une seconde jeunesse. La souplesse s’améliore nettement. Les activités du jardin comme la taille, le ratissage, le binage, l’arrosage et la tonte de la pelouse affermissent les muscles et tonifient le corps.Le jardinage offre donc une vraie cure de jouvence.

Bon pour le corps, le jardinage est aussi bon pour la tête : fini la dépression avec une activité continue en plein air. Trop de sucre, le jardinage est là pour vous aider. Vous souffrez d’un surplus pondéral, gardez une activité physique grâce au jardin.

Le jardinage est aussi très efficace contre les problèmes nerveux . Si vous êtes souvent ballonnés, il aide également à une digestion plus harmonieuse. Le jardin tonifie le corps et permet d’endiguer les risques liés à la vieillesse.

Des vertus psychiques indéniables

Les tempéraments anxieux et sujets au stress pourront avec le jardinage retrouver un comportement équilibré. Un sentiment de bien-être apparaît après l’exercice du jardinage. Une chute de la tension en lien avec les artères diminue fortement et apaise durablement la tension musculaire.

Cette activité entraîne un éveil des sens. Toucher et odorat sont plus aigus et la vue s’en trouve améliorée grâce à l’activité manuelle. Aux impatients, voilà une solution pour retrouver le calme.

Être satisfait de son travail valorise la personne dépressive à ses propres yeux. Des repères mémo-techniques sont indispensables au suivi des nouvelles plantations. Comment, sans cela, reconnaître les nouvelles plantations ?

Le jardinage  sport doux qui permet de lutter contre les mauvaises habitudes alimentaires.

A la suite de nombreuses études, les médecins préconisent largement la pratique du jardin pour rompre cette spirale de mauvaises habitudes (celles-ci, notamment alimentaires concernent le grignotage, l’alimentation mal équilibrée et le temps passé devant la télévision : les adultes passant 40% de leur temps libre devant la télévision). Le jardinage est comparable à la pratique d’un sport doux : trois heures et demie correspondent à une perte de 1000 Kcal, ce qui est équivalent à pratiquement deux heures de jogging. En fait, les médecins recommandent pour garder la forme une dépense quotidienne de 156 Kcal ce qui se traduit par 45 min de taille de rosiers ou 25 min de bêchage. Cette activité a aussi l’avantage de solliciter tous les muscles de façon répétitive et sans à-coups… La répétition de mouvements très divers, se baisser, se pencher ou fléchir les genoux, améliore la souplesse. Enfin, certaines opérations techniques telles que le bouturage et le greffage nécessitent une bonne dextérité.

Le jardinage entraîne sur le point de vue de la santé :
– Une diminution de la surcharge pondérale et donc des risques cardio-vasculaires par réduction du taux de cholestérol (une étude a montré que la pratique régulière du jardinage entraînait une réduction des risques cardio-vasculaires de 30 à 50%).
Selon le degré d’activité, une séance de 45 minutes dans le jardin peut brûler autant de calories que 30 minutes d’aérobic ou de course à pied. Par exemple, on dépense la même énergie pour tondre le gazon avec une tondeuse à main ou labourer le carré du potager qu’en faisant de la natation ou des exercices d’aérobic. On peut perdre jusqu’à 400 calories par heure en creusant la terre ou en aérant le compost. Le simple fait de planter des semences peut brûler jusqu’à 160 calories en 30 minutes seulement !

– Les muscles et l’ossature se renforcent et préviennent les risques d’arthrose et polyarthrite rhumatoïde.

– Le jardinage a également des effets bénéfiques sur l’ostéoporose par son action tonifiante. Les personnes âgées doivent être encouragées à jardiner pour lutter contre les problèmes liés à la dégradation de la mobilité. Plus fort, des études hollandaises et américaines ont montré le rôle préventif du jardinage sur le cancer.

– L’activité physique liée au jardinage favorise la digestion et accélère la durée du transit et donc prévient le cancer du colon.

– Le diabète est également concerné, puisque la pratique physique a un effet hypoglycémiant. Les médecins évaluent à 6% la réduction du risque pour une dépense de 500 Kcal par semaine soit environ 2 h de jardinage.

– Un rééquilibrage du rythme cardiaque et de la tension artérielle. En 1986, deux scientifiques, Ulrich et Simon, ont mis en évidence des changements physiologiques en relation avec la baisse de niveau de stress, incluant une pression artérielle diminuée et une tension musculaire amoindrie suite à la vue immédiate de plantes. La diminution des symptômes liés au stress, selon les indicateurs physiologiques, se produit dans les 4 à 6 minutes qui suivent la vue sur de la verdure ; ce qui veut dire que le contact visuel avec les plantes, tel qu’une plantation d’arbres en ville ou un parc, même bref, doit être bienfaiteur pour se remettre du stress quotidien.

– De même le jardinage permet de profiter de tous les bienfaits de l’exposition au soleil et des activités de plein air.

– « Le jardinage est une création personnelle gratifiante, agir sur son environnement pour l’embellir ne procure que des satisfactions… son entretien est propice au partage avec toute la famille », et il stimule la créativité.

– Enfin, la consommation des produits en direct de son jardin est la garantie d’une alimentation apportant des nutriments essentiels.
Le jardinage peut sans problème être pratiqué à n’importe quel âge. 

Apport bénéfique du jardinage sur la conservation de la masse musculaire. 

 
Publicités

Trouver un sens à sa vie

TROUVER UN SENS A SA VIE

 » Toute chose dans la nature possède une forme, un contenu et un sens.

Quand le sens de la vie nous échappe ou nous parait absurde, nous sommes mis en face de nous-même, de nos manques de nos incertitudes, de notre peur de la mort. Il devient alors presque logique de se réfugier dans la maladie, la drogue, le suicide, la violence et s’enfermer dans cette spirale qui devient vite une prison. Trouver un sens à la vie devient LA nécessité absolue. Pour le trouver ce sens il faut le chercher, car il n’est pas unique mais propre à chacun. Se mettre en chemin, agir, permet à la démarche elle-même de devenir thérapie.

Trouver un sens à sa vie, c’est être en harmonie avec soi-même, mais aussi avec les autres, c’est savoir donner et recevoir dans un échange qui fait aller les relations dans le sens optimum.

Trouver un sens à sa vie, c’est aussi, dans notre civilisation où le travail occupe une part prépondérante, accepter cette partie de notre existence, en sachant que nous pouvons, si nous le voulons, y trouver un épanouissement. La vie est une immense école où nous devons construire chaque jour les éléments de notre vie future par la diversité des expériences.

Comment est-il donc possible à notre époque où le « mal de vivre » est tant d’actualité, de trouver ce sens que tout le monde cherche plus ou moins heureusement, et qui ne va jamais sans une remise en cause de ses anciennes habitudes? Comment gérer le stress et surtout faire la différence entre le Bon dont nous avons besoin, celui qui nous pousse à agir et le Mauvais qui nous empêche d’être nous-mêmes? Toute l’histoire de notre vie est écrite dans notre corps, aussi bien celle que nous considérons comme la meilleure, que celle que nous refoulons. Nombres de nos contemporains sont déprimés, et quatre enfants sur dix en souffriraient déjà. Cherchons une réponse dans la comparaison suivante : l’entité humaine, dont chacun de nous représente une cellule (actuellement un six milliardième), et un être humain. Ce gigantesque organisme de 6 milliards de cellules à une enfance, une adolescence, un âge adulte etc… A l’époque actuelle, il se comporte surtout comme un enfant gâté dont les caprices doivent être satisfaits immédiatement, sans percevoir les conséquences de ses actes, son emprise sur sa mère, la Terre, et ses frères, les autres règnes tant animal que végétal et minéral : exactement comme le petit dernier qui n’en fait qu’à sa tête et pourrit la vie de ses parents et de ses frères et sœurs. Cet enfant s’imagine que tout lui est dû, que rien n’est plus important que lui et qu’il est le centre de toutes choses. L’arrivée à l’âge adulte ne lui sera certainement pas facile. Il se voit évoluer dans un monde qui lui paraît ingrat, ses caprices ne sont plus satisfaits dans l’instant, (les ressources naturelles s’épuisent, les déchets s’accumulent), les autres ne sont plus à son service et le remettent volontiers à sa place. Tout s’écroule autour de lui (la science ne sait pas résoudre tous les problèmes). Suivant son caractère, il franchira ces épreuves avec plus ou moins de bonheur ou de mal-être, en sortira grandi ou affaibli, empruntant les chemins dans l’impasse de la drogue, et parfois déprimé à vie.

On n’a jamais vu un assassin dire que seul son bras est responsable et qu’il convient de juger et punir ce bras sans que lui-même ne se préoccupe de rien. Il sait très bien que si son bras est coupé ou torturé, cette souffrance affectera tout l’organisme. Pouvez-vous imaginer vivre dans un paradis avec un doigt de pied écrasé et vous entendre dire : « de quoi te plains-tu ? Tu n’as pas mal ailleurs.  » En effet, cette douleur est ressentie dans le corps entier.

Il en est de même pour l’entité humaine. La plus grande partie survit à peine, meurt de faim, de guerres, d’empoisonnement de toutes sortes. Comment pouvons-nous ici, dans notre partie privilégiée, vivre dans l’insouciance ?

Avez-vous déjà assisté quelqu’un qui souffre ? Nous savons que cette douleur, nous la ressentons sur un autre plan que le plan physique. Quand quelqu’un que nous aimons souffre, même s’il est éloigné, nous en sommes affectés.

La terre, les règnes animal, végétal, minéral, malmenés, souffrent, se meurent en silence. Sans que la majorité d’entre-nous en soit conscients, cette souffrance nous affecte tous profondément. Le mal de vivre nous envahi.

Ouvrons les yeux, ouvrons nos cœurs. Ne cherchons plus égoïstement dans notre inconscient des causes vécues, mais regardons plus loin. Mobilisons-nous pour la cause de la terre, des animaux, de l’écologie. Cessons de nous comporter comme des enfants qui attendent toujours plus. La dépression, la maladie sont la suite logique de cette façon de vivre.

Pour nous aider dans cette quête, il y a de nombreux chemins qui sont, pour la majorité d’entre-nous « montants, sablonneux, malaisés, et de tous les côtés aux tracas exposés ». Beaucoup se perdent dans leurs dédales, car ils ne font que remplacer leurs vieilles habitudes par d’autres. Ils restent dans le « faire », dans « l’avoir » sans se rendre compte que le véritable chemin se situe dans « l’être » et se retrouvent de nouveau dans une autre dépendance. Les tensions accumulées depuis l’enfance, et que le corps a conservées, offrent une prise de premier choix à toutes celles que nous lui rajoutons chaque jour. Nous devenons irritables, notre attention perd de sa vigilance, nous sommes agressifs, aussi bien avec nous-mêmes qu’avec notre entourage. Notre vie devient de plus en plus difficile.

Quand nous développons notre responsabilité envers nous-mêmes par une prise de conscience des capacités de notre corps, de notre mental et de notre capital énergétique, notre conscience s’élargit à ce qui nous entoure. Nous sortons, en quelque sorte, de notre prison corporelle. Une petite lumière s’allume en nous. Nous devenons capables de remettre nos habitudes, nos jugements, nos a priori en question plus souvent, dans le dessein d’opérer un tri objectif et de consentir à abandonner tout ce qui nous apparaîtra, à cette lumière intérieure, obsolète.

EN GUISE DE CONCLUSION

J’aime raconter et raconter encore l’histoire de ce cavalier traversant le village sur son cheval au galop : « où files-tu ainsi ? Lui crie son ami ? » –  » J’sais pas, demande au cheval ! » Nous laissons notre corps et nos habitudes nous diriger dans de nombreuses circonstances. C’est bien utile, car agir constamment en novice serait épuisant et représenterait une énorme perte de temps.

Mais nous prenons vite l’habitude de laisser faire le pilote automatique, pendant que notre mental suit tout seul son bonhomme de chemin. Notre intuition, dans notre monde rationnel, n’a plus droit de citer. Mais elle est pourtant là, tapie au plus profond de nous, apeurée ! Pouvons-nous encore l’écouter et lui faire confiance ? Quelquefois, nous entendons en nous une voix murmurer doucement. Nous ne lui prêtons aucune attention, préférant suivre des cheminements qui paraissent plus rationnels à notre mental et à notre « raison ». Il faut parfois s’être beaucoup trompé pour pouvoir faire la différence entre la véritable intuition et les besoins d’un corps émotionnel et d’un corps physique, symbolisé dans notre histoire par le cheval.

Combien de fois agissons-nous avant que le cavalier ait eu son mot à dire ? Si nous nous décidons à prendre les rênes, à diriger notre monture, notre logique interne et notre raison sauront entrer en symbiose avec notre être profond, notre être « intuitionnel » toutes les fois où cela s’avérera nécessaire.

Nous habitons un corps qu’il faut apprendre à considérer et à aimer : il est l’écrin de notre être intérieur, notre être profond, capable d’apprendre aussi dans le bien-être, et non pas dans la douleur, comme c’est presque toujours le cas. Sachons aussi cultiver l’émotion dans la simplicité de la vie : regarder avec des yeux d’enfants les choses telles quelles sont, réapprendre à écouter nos sens avec candeur ; s’arrêter au sommet d’une colline pour contempler la vue sur la vallée qui s’étend au-delà des pelouses et des arbres, quand le soleil l’inonde et irradie la brume comme une douce caresse ; sentir que nous pouvons inspirer tout le paysage. Fermer les yeux et voir encore le paysage ; avoir conscience de la fraîcheur de l’air sur notre visage. Écouter le bruissement du vent dans les feuilles ; être là … Simplement pendant quelques instants… À ce moment précis, nous pouvons nous dire que nous avons vraiment vécu cet instant-là et nous sentir, à cette seconde même, fabuleusement vivants…

Pour avoir la meilleure conscience possible de votre corps, n’hésitez pas à le masser, le frotter, surtout si vous êtes vraiment angoissé, malheureux, déprimé. Le corps a de multiples moyens d’expression. Si vous êtes « mal dans votre peau », passez-vous les mains sur le corps, les bras, les jambes, le visage. Le simple fait de se frotter à la suite d’un coup fait beaucoup de bien : un choc émotionnel provoque souvent les mêmes réactions qu’un choc physique. Bien commencer une journée est important ; ne dit-on pas « se lever du pied gauche » quand tout va mal et que l’on est de mauvaise humeur ? Pour bien commencer cette journée qui se présente, saluez le jour qui vient, dites : « bonjour, le jour ! » Et ce faisant, souriez ! Puis étirez-vous…

Toute l’histoire de notre vie est écrite dans notre corps, aussi bien celle que nous considérons comme la meilleure, que celle que nous refoulons. Ces méthodes visent à travailler et évacuer ce que nous avons somatisé, dans la bonne humeur et la détente. 

Procédé Respiratoire Fondamental

IMG_1616

La préparation à l ‘effort est un stade très important dans la pratique du Hatha-Yoga.On doit commencer par dénouer tout ce qui bride ou serre le corps (ceinture, cravate, bracelet, etc..)

On s’étend alors sur le dos , sur un tapis ou une couverture repliée au sol, dans la position flasque et répandue qu’on prendrait pour un bain de soleil, bras à plat le long du corps, paumes des mains tournées vers le ciel.

Ainsi étalé, on procède à une décontraction rapide,, mais totale du corps entier, sans passer une revue de détail, mais en s’occupant directement de l’essentiel: certains centres nerveux.

Tout d’abord, on tourne la tête de droite à gauche, en la faisant rouler lentement sur le tapis, sans la soutenir.

Ce geste simple, répété lentement une dizaine de fois, décontracte la nuque, permet un afflux circulatoire au niveau du bulbe rachidien, et effectue, par le poids de la tête, un massage par pression des insertions musculaires et nerveuses de la partie inférieure de la boite crânienne.

Après avoir immobilisé la tête, on cherche par la pensée, à décrisper le cuir chevelu, comme si on défroissait une étoffe. Puis, de la même façon on étale son front, on lisse ses paupières sur les yeux clos. On efface la crispation possible à la racine des narines. On étale ses joues, comme si les oreilles étaient repoussées vers l’arrière de la tête. On desserre les dents, on délace le noeud du fond  de la gorge, s’il existe. On laisse les mains amollies, toujours paumes tournées vers le ciel. C’est en passant en revue tous les sièges de l’expression , que l’on obtient le plus naturellement une sensation d’abandon complet, comme si à  un masque indifférent, ne pouvait correspondre qu’un corps dénoué, libéré de toute tension.

C’est seulement lorsqu’on a atteint cet état de « vacuité » que l’on se trouve prêt à concentrer s volonté sur la partie la plus enrichissante  de tous les exercices;  l ‘éducation du souffle.

Sans bouger, toujours répandu sur le sol comme un linge mouillé, écoutez-vous respirer un moment: c’est votre « rumeur intérieure », comme disent les hindous.

Vous allez parvenir à l’apprivoiser, faites sa connaissance dans le calme. C’est elle qui vous envahit et vous submerge en cas d’émotion violente, c’est sur elle et et par elle que votre maîtrise droit s’exercer.

Tout d’abord, réapprenez à vous servir du diaphragme.

C’est, ne l’oublions pas, la cloison qui sépare la cage thoracique de l’ensemble des viscères. C’est le fond de notre appareil, il est souple et très mobile.

Or, lorsque nous prenons une profonde inspiration, en temps normal, nous écartons les côtes en augmentant le volume thoracique latéral. Nous bombons le torse en oubliant le fond.

Le yoga nous demande, là comme ailleurs, d’avoir le maximum d’efficacité pour un minimum d’effort, donc de nous servir aussi du fond pour aspirer l’air, comme on tire sur le piston d’une seringue pour absorber un liquide. La façon la plus aisée de mobilier cette paroi, au début, est tout simplement de bomber l’estomac en avant pour inspirer , de faire « le gros ventre ». (Le diaphragme en bougeant repousse automatiquement les viscères, le ventre semble enfler.) Pour expirer, on laisse l’estomac s’aplatir.

Donc, toujours allongé au sol, les mains posées légèrement sur les côtes pour s’assurer que la cage thoracique   reste immobile, on inspire par le nez, en poussant l’estomac en avant (attention à ne pas cambrer les reins), puis on le laisse revenir lentement à sa place,en expirant, toujours par le nez.  Cet aller-retour doit se faire sans tension, dans un geste fluide, comme un soupir. au début, lorsqu’on ne peut peut pas localiser la course du diaphragme, il est très utile d’avoir recours à des images, sortes de « truc »  psychologiques, qui empêchent les contractions inutiles, et surtout la crispation des muscles du dos.

Par exemple, on peut se concentrer sur l’aller et retour qu’effectue le nombril: comme si on regardait une lamelle de bouchon, rythmiquement soulevée par une eau calme.

Pour aider ce geste vague et lent, toutes les images souples et fluides peuvent être valables: algues balancées par l’eau, liane, herbe molle remuée par le vent, etc.

Cette forme de respiration est essentielle. A elle se rattachent tous les effets les plus profond du Yoga:

ralentissement du rythme cardiaque, abaissement de la température, etc.

Par elle on apporte à l’organisme un calme  qu’il ne trouve que dans le sommeil parfait. Cette économie des échanges semble due à plusieurs facteurs: en premier vient l’aide mécanique apportée à la pompe cardiaque par la pression-décompression rythmée à l’intérieur de la cage thoracique (les Hindous nomment couramment le diaphragme ; « le second coeur »)

Ensuite, cet aller-retour paisible de la membrane paraît agir comme un massage sur la région du plexus solaire et contribuer pour une grande part à la détente nerveuse du système sympathique.( il n’est pas rare d’observer à ce moment une ou plusieurs décharges biliaires, qui s’accompagnent d’un minuscule clapotis très caractéristique.)

C’est seulement lorsqu’on aura obtenu une obéissance aisée du diaphragme que l’on pourra s’attacher avec fruit à la deuxième phase de la respiration: le travail de l’amplitude thoracique.

Toujours étal sur le sol, dans une position d’abandon, on inspire par le nez, en poussant le diaphragme d’abord, puis on continue d’inspirer en dilatant l’ensemble des côtes. En somme, l’inspiration complète donne l’image d’un récipient souple qui s’emplirait de liquide: une bouillotte, par exemple. L’eau fait bomber d’abord le fond (le diaphragme), puis tend les flancs en remontant vers le goulots (la gorge)

Pour l’expiration, même procédé: pour vider proprement une bouillotte (ou un tube de pâte dentifrice), c’est sur le fond que l’on appuie d’abord, pour chasser le contenu, de proche en proche, vers l’orifice. C’est donc le ventre qui s’aplatira le premier, puis un resserrement  des côtes.

Trois sortes d’obstacles peuvent s’opposer , d’une façon générale, à un parfait fonctionnement thoracique: d’abord la position verticale: le diaphragme semble perdre une grande partie de sa mobilité dans la station debout, ou assise. Cette inhibition paraît liée aux courbures vertébrales; plus elles sont accentuées par une mauvaise tenue, plus le sujet a du mal à respirer.

On doit noter également l’obstacle que représentent les ceintures serrées, qui empêchent les mouvements libres de l’estomac, surtout dans la position assise.

Enfin et de loin la plus importante on doit parler de l’habitude de respirer par la bouche. Le trajet de l’air dans les narines est absolument lié à l’efficacité du mouvement thoracique. Ce n’est pas simplement parce que les narines filtrent l’air, le purifiant, l’humidifiant, bref, le mâchent , comme la bouche pour les aliments, qu’elles sont indispensables. Mais surtout parce qu’elles recèlent de très précieuses terminaisons nerveuses (trijumeau) qui ont une influence directe sur l’amplitude thoracique.

Tout se passe comme si le frottement  du courant d’air, à l’intérieur de la narine, excitant les terminaisons d’une branche du trijumeau , l’autre branche, présidant du mouvement thoracique , se trouvait elle aussi stimulée ( cela explique comment on peut , part exemple, inhiber le va-et-vient thoracique d’un lapin en lui faisant un attouchement de cocaïne  à l’intérieur des narines: il meurt d’asphyxie).

Cette propriété du trijumeau est bien connu, et a été malheureusement expérimentée par l’usage de certains gaz asphyxiants: leur simple contact avec les terminaisons nerveuses des narines était paralysant pour la cage thoracique.

On ne le dira  donc jamais assez  l’importance de la respiration nasale et les conséquences que peuvent entraîner des narines défectueuses, ou accidentées ,tant sur le développement que sur le vieillissement du corps.

Donc le yoga comme ailleurs, une respiration nasale aisée est une nécessité, et on doit chercher à l’obtenir avant tout. Lors des exercices  respiratoires, surtout au début, on saura ménager souvent des temps de répit , pendant lesquels on respirera normalement , afin de ne pas irriter les narines par le frottement de l’air plus appuyé qu’à l’habitude.

Les haltes fréquentes ont aussi l’avantage de permettre , une détente du dos, lequel a toujours tendance à s’arquer pour aider l’amplitude respiratoire.

Cette fausse manoeuvre, qui pousse la cage thoracique en avant est parfaitement inutile. Elle tombe d’ailleurs d’elle-même par la suite, lorsque l’exercice  est devenu familier.

C’est seulement quand on est parvenu à une aisance complète dans ce pliage et dépliage thoracique, que l’on peut passer  au stade suivant. La rétention du souffle.

A suivre..

La rétention du souffle.

Communier pour Communiquer

Lorsqu’on écoute une chose nouvelle, on a tendance à l’écarter si on ne la comprends pas, ou à être trop rapide dans ses jugements.

Mais si nous étions capables d’écouter très attentivement, peut-être recueillerions-nous plus qu’en écoutant simplement à travers l’écran de nos préjugés et de nos impressions.

 En d’autres termes, si je veux comprendre ce que vous dîtes, je ne dois pas simplement entendre vos expressions verbales, mais tout ce que vous proposez de transmettre ou de dire. Les mots n’ont pas une si grande importance; ce qui compte, c’est ce que vous proposez d’exprimer.

La communication est  chose plus importante que l’expression verbale, et il ne peut y avoir communion entre deux personnes que si l’intention de se comprendre existe. Si vous ne désirez pas comprendre, si  nous sommes ici que pour critiquer, pour exprimer des mots ou pour intellectualiser, il ne peut y avoir de communication. (d’où l’intérêt du jardinage, un contact franc avec la terre, sans mots)

Mais il y en aura une entre nous, profonde, sage, étendue, si nous nous proposons de nous comprendre. Je crois qu’une telle intention est plus importante que celle, facile, de philosopher, de critiquer ou d’apprendre un nouveau moyen d’exprimer une pensée.  Vous et moi devrons être en communion, afin de nous comprendre mutuellement , de comprendre nos problèmes , nos difficultés réciproques, et la façon d’aborder les conflits de la vie.

Aussi, la base de nos rapports doit être cette communion. Je ne souhaite pas simplement exprimer mes idées, parce que je ne crois pas aux idées. Les idées ne transforment pas, elles ne produiront pas la vraie révolution. Les idées tendent à en susciter d’autres, mais elles ne produiront jamais l’ultime, la fondamentale, la radicale révolution qui est nécessaire.

Vous et moi allons examiner cette question en détail dans nos prochains échanges…

Donc , nous devrions, si nous le voulions, nous efforcer d’établir des rapports de communion entre nous si nous voulons pénétrer les problèmes de nos existences et les comprendre; c’est pourquoi il nous faudra examiner de très près , avec attention ce que nous allons faire.

Comprendre c’est être attentif. La plupart d’entre nous essaient, au contraire, de trouver la solution d’un problème. Peut-être cela a-t-il encore besoin d’une explication.

Lorsque nous avons un problème, qu’il soit social, psychologique ou prétendument spirituel, nous cherchons  toujours une réponse, une issue, qui éloigne du problème. Examinons notre problème et nous verrons cette tendance que nous avons à trouver sa solution, n’est-il pas vrai ? Mais si nous examinons le problème , la solution est dans le problème même, non en dehors de lui. donc, si nous insistons sur ce point c’est que nous allons toujours procéder de cette manière dans nos échanges.  Je suis pas en train  de vous offrir une solution pour que vous l’acceptiez ou que vous l’adoptiez comme nouveau modèle d’action, mais si vous et moi pouvions examiner le problème en commun, voir ses implications et sa signification, alors peut -être qu’en le regardant ensemble nous trouverions la réponse correcte, non une réponse distante du problème, mais au coeur même du problème.

 

 

Les heures de Repas

Pour profiter chaque jour de la période PITTA à son apogée, le mieux est de prendre son déjeuner de bonne heure, à midi ou juste avant. PITTA attise l’Agni, le feu digestif, au maximum à cette heure-là ; c’est la raison pour laquelle l’AYUR VED recommande que le déjeuner soit le repas le plus copieux de la journée. Comme la plupart des gens ne sont pas astreints à de durs travaux physiques, il n’est pas nécessaire que le déjeuner soit énormément substantiel. Mangez simplement ce que vous mangeriez normalement le soir au dîner. Pour éviter de vous sentir somnolent l’après-midi, ne buvez pas d’alcool à midi ; l’eau chaude est la boisson qui facilite le mieux la digestion. En tout cas ne buvez ni thé ni eau glacés, ni boissons sucrées très froides. Toutes ces boissons éteignent l’Agni et rendent la digestion plus difficile. Deux étapes permettront au corps de se rappeler ses cycles quotidiens. La première est de rester assis tranquillement pendant cinq minutes à table après avoir fini de manger, et de préférence en silence. La deuxième est de faire une courte promenade à l’extérieur, ou de s’allonger cinq minutes après le repas. Ces deux bonnes habitudes stabilisent l’organisme et favorisent le début du processus de digestion.

Dîner : entre 18h et 19h ;

Dès que vous rentrez chez vous après le travail, c’est le moment de faire votre méditation du soir. Vous pourrez vous y préparer grâce à une série de postures de yoga et à cinq minutes de respiration équilibrée, tout comme dans la matinée. Le fait de rester allongé quelques minutes au préalable permet aussi d’arrondir les angles d’une longue journée de travail et rend la méditation beaucoup plus profonde.

Comme pour le déjeuner, le dîner se prendra de bonne heure,à un moment propice du cycle quotidien. À cet égard, 18 h marque le début d’une période KAPHA, au cours de laquelle le corps cherche à s’apaiser. Ce ne serait pas une bonne idée de mettre trop de ‘carburant’ dans votre organisme à cette heure-là, car PITTA n’interviendra dans la digestion de votre dîner avant 10heures du soir, alors que vous serez couché. L’AYUR VED insiste fortement sur le fait que la digestion doit être totale, car c’est la nourriture à moitié digérée qui va créer de l’Ama.

Le dîner devrait être un repas moins copieux que le déjeuner. Pour un grand nombre de gens, un bol de céréales chaudes accompagnées de toasts, une infusion, et des fruits frais, seront bien appropriés. Vous n’avez probablement jamais mangé de la sorte au dîner, mais essayez de le faire, simplement pour voir. Vous aurez l’agréable surprise d’observer combien le corps se sent apaisé lorsqu’il n’a pas à digérer d’énormes rations le soir. Les aliments fermentés tels que fromages, crème aigre et yaourt ne sont pas recommandés le soir, selon l’AYUR VED ; mieux vaut éviter toute viande rouge car elle est difficile à digérer.

De l’eau chaude ou une tisane sera la boisson idéale du soir. L’AYUR VED n’hésite pas à affirmer que l’alcool, qui est produit toxique, ne devrait avoir aucune place dans un mode de vie sain, mais je sais que bien des gens aiment à boire de l’alcool après le travail. La règle de base en ce cas est de ne jamais boire d’alcool sans grignoter quelque chose en même temps, et de ne jamais en consommer glacé. Le mieux bien sûr serait d’éliminer purement et simplement l’apéritif et de se mettre à dîner plus tôt.

Une courte promenade après le dîner permet de favoriser la digestion et prépare l’organisme à une soirée de calme, qui devrait se passer à des lectures , de la musiques, ou à converser avec les siens en paix. Eviter d’aller voir des films bourrés d’action et de regarder la télé le soir, afin de ne pas être stimulé avant d’aller se coucher.

Coucher : entre 21h30 et 22h30

Pour pouvoir se lever à l’aube, il faut se mettre au lit de bonne heure. Les individus de constitution KAPHA, en accord avec le cycle KAPHA qui termine la soirée, seront déjà naturellement enclins à aller se coucher vers 22h, qui correspond en fait à l’idéal AYUR VED pour tout le monde. Cela permet aux rythmes du corps de se ralentir d’une façon naturelle, de procurer un sommeil plus profond et plus reposant, et de donner au corps le temps de générer de nouveaux tissus, fonction qui se produit essentiellement au cours de la nuit. Si vous veillez bien au delà de 22h , la période PITTA qui suit va vous inciter de nouveau à être actif., voilà pourquoi certaines personnes se sentent somnolentes en début de soirée, et ont un regain d’énergie vers minuit, au moment de l’apogée absolue de la période PITTA. Se coucher tôt constitue fondamentalement une option de type ‘tout ou rien’, en ce qui concerne les biorythmes du corps. Par conséquent, je vous encourage à essayer de vous coucher à l’heure ‘AYUR VED. Une semaine d’auto-discipline peut suffire à vous conduire à une révélation : celle de la grande forme que vous pourrez ressentir le lendemain. Pour que vous puissiez faire l’expérience d’une journée au rythme parfait, il vous faut une nuit de sommeil parfait.

Le contenu Mental

LE CONTENU MENTAL PAR YOGI

VOUS POURREZ VOUS FAIRE UNE IDEE DE CE QUE J’APPELLE LE CONTENU MENTAL:
A l’aide d’une image schématique assez simpliste: imaginons une épaisseur d’eau, un lac par exemple, que l’on verrait en coupe. On trouve d’abord au fond, une couche plus ou moins trouble, issue de la terre, mal différencié de son origine. C’est ce que nous pourrions appeler l’inconscient collectif: les instincts, les tendances ataviques.
Puis, en remontant vers la surface, on rencontre une couche moyenne, moins obscure, qui serait l’inconscient personnel, constitué par la proche hérédité, les tendances caractérielles, les souvenirs… etc.
Enfin, on accède à la nappe superficielle qui, brillante et étale, reflète le paysage extérieur comme un miroir, c’est la conscience, qui appartient à la fois à toute l’épaisseur d’eau qui la soutient, et au monde ambiant dont elle capte l’image.

Imaginons maintenant une bulle partie de la couche glauque des profondeurs, qui s’élève et traverse toute l’épaisseur d’eau pour percuter la surface et crever.
Elle fait éclore une série de cercles concentriques qui troublent le miroir: l’image du monde réel est déformée: ce sont des « vrittis »

Envisageons maintenant l’inverse: un caillou tombe dans l’eau , de l’extérieur: il fait des cercles , des vagues, des vrittis qui troublent à nouveau le champ de conscience, et en descendant il traverse les différentes couches d’eau, créant des remous, il atteint le fond enfin, modifiant sa structure, et donnant le départ à de nouvelles bulles en sens inverse; Encore des vrittis.
Donc, entre les perceptions et les souvenirs, entre les émotions reçues de l’extérieur et les associations d’idées élaborées par les profondeurs, point de repos pour notre « chitta (contenu mental). C’est un perpétuel échange de mouvement descendants et ascendants qui modifient et transforment à chaque instant notre structure interne et fait en même temps du plan de surface un miroir déformant où l’image du monde réel s’étire et boursoufle au gré d’une fantasmagorie imprévisible.
La première urgence, pour le chercheur est donc de stabiliser, de tranquilliser son plan d’eau, d’obtenir une conscience claire, d’avoir une connaissance stable de sa propre structure interne et du monde ambiant.

Ce sont les choses Simples qui coupent le Souffle

Article photo.

Source : Ce sont les choses Simples qui coupent le Souffle

Il n’y a pas de voyage simple sans la connaissance de soi.

Aussi bien, c’est le message que je souhaite partager avec ceux celles qui ont le sens des choses simples comme manger simple et dormir tôt, se lever tôt..

Cuisiner simple  chaque jour de manière intuitive…  Ne pas boire en mangeant mais avant de manger . Marcher au bord  de l’eau, en gardant la bouche fermée et en respirant que par les narines (inspire et expire)