Les bienfaits du Jardin sur notre Santé globale

Qu’y a-t-il de plus vivifiant qu’une journée au grand air à semer, planter pour voir ensuite les feuilles s’ouvrir et les boutons s’épanouir en fleurs odorantes et jolies ?

C’est si bon de toucher et sentir les aromatiques, cueillir les petits pois nouveaux ou les framboises !!! Que la nature est belle quand on l’a soignée avec amour. La nature nous aide à maintenir un équilibre, à mobiliser nos énergies, à garder la volonté de faire face et la foi en l’avenir, à affronter les difficultés de la vie moderne ou à retrouver une santé grâce à un équilibre intérieur.

Cultiver un jardin est une voie  thérapeutique de premier choix. Les plantes sont vivantes. Lorsque vous êtes en colère, allez les voir et parlez-leur, vous rentrerez apaisé. Les  plantes prospèrent si elles se plaisent avec leurs voisines et dépérissent dans le cas contraire. L’horticulture n’est pas une thérapie nouvelle. Avant que la psychiatrie devienne une science, on prescrivait le travail dans le jardin pour soigner les maladies mentales et du système nerveux.

L’apparence purement physique d’un endroit donne beaucoup d’informations sur la valeur propre des gens qui y vivent. 

On peut donc constater l’influence des plantes sur nous à la fois dans le domaine économique et social. Leur présence joue un grand rôle dans la satisfaction que l’on éprouve pour l’endroit où l’on vit ou travaille et, au-delà, pour la qualité de sa vie. Les bienfaits qu’apporte la culture des fleurs aux individus sont évidents dans quatre domaines : intellectuel, social, émotionnel et physique. Bienfaits intellectuels : les individus ont besoin d’apprendre de nouvelles choses, de changer de décor, d’acquérir de nouveaux talents. Ils prennent plaisir à le faire et à prouver qu’ils en sont capables.

Acquisition de nouvelles techniques : en apprenant les techniques et méthodes telles que la multiplication des plantes, leur culture, l’arrangement floral, l’individu accroît sa dextérité manuelle.Personnellement mon corps se muscle à la manière que je bêche et les positions que je prends pour effectuer les différentes tâche dans mes parcelles.

Amélioration de la connaissance

Un sens plus aigu de la curiosité

Développement de l’esprit d’observation : observer les changements qui surviennent dans les plantes par suite de l’action de l’homme et des animaux conduit à une meilleure compréhension de la relation entre cause et effet. Soigner les plantes en surveillant leurs besoins améliore la capacité de planifier et de prendre des décisions. Stimulation des sens : ouïe, toucher, goût, odorat jouent un rôle important dans le plaisir des plantes. Les occasions d’expérimenter différentes perceptions sensorielles augmentent notre connaissance et notre sensibilité à l’environnement.

Bienfaits sociaux : Le travail des plantes ouvre la voie à de nombreuses interactions sociales, de la coopération indispensable pour organiser une exposition florale au plaisir partagé d’un très beau paysage. La culture des plantes donne l’occasion d’entrer en relation avec de nouvelles personnes ayant les mêmes intérêts, de partager les résultats avec d’autres ou d’entrer en compétition amicale comme celle d’une exposition. Se sentir isolé et solitaire en vivant au milieu de milliers de personnes est une des causes principales de chagrin et de dépression. Les plantes sont un sujet de partage. .

Le fait de partager avec autrui les produits de son travail est aussi un élément important. Suivant le Docteur Will Menninger, « comme ils partagent le produit de leur travail avec d’autres qui sont économiquement moins favorisés, les patients deviennent à leurs yeux et souvent pour la première fois de leur vie, des membres productifs de la société ».

Bienfaits physiques : les plantes que nous cultivons nous donnent des raisons de rester actifs : l’entretien du potager, du jardin d’agrément et des espaces verts fournit de multiples occasions d’activités physiques au grand air. Les promenades aux parcs ou aux jardins botaniques pour admirer les fleurs sont des exercices salutaires pour la santé. Vous pouvez brûler autant de calories en quarante-cinq minutes de jardinage qu’en trente minutes d’aérobic.

Des activités spécifiques améliorent la coordination musculaire et exercent les muscles qui ne sont pas souvent sollicités. Par exemple, on peut utiliser la transplantation de plantules pour entraîner le pouce et l’index par la prise, la relâche et la flexion.

Bienfaits émotionnels et psychologiques : les bienfaits psychologiques peuvent résulter à la fois d’expériences passives, et actives en les cultivant. Pour les comprendre, les théories les plus simples disent que dans le monde moderne, il y a tant de bruit, de mouvement que notre environnement peut fatiguer nos sens et conduire à des niveaux d’excitation psychologique et physiologique préjudiciables. Certains types d’environnement, dominés par les plantes, réduisent cette excitation et par conséquent les sensations de stress. Enfin, parce que nous avons évolué dans des environnements composés essentiellement de plantes, nous avons une réaction physiologique et psychologique à certaines combinaisons de plantes et à d’autres éléments naturels tels que la pierre et l’eau.

Une meilleure estime et confiance en soi : les plantes et les activités qu’elles font naître peuvent être choisies dans le programme de façon à garantir aux participants une certaine réussite. La fierté du projet réalisé, le sens de la responsabilité et du travail accompli conduisent à une meilleure idée de soi-même.

Des activités qui favorisent l’intérêt et l’enthousiasme pour l’avenir : c’est un aspect particulièrement important pour les personnes âgées et celles qui souffrant de troubles émotionnels ont perdu tout intérêt pour le futur, un intérêt qui peut se raviver quand on attend qu’un bourgeon s’épanouisse en fleur ou la germination d’une graine.

Des opportunités pour un esprit créatif : la créativité et la personnalité trouvent l’occasion de s’exprimer dans la composition de bouquets floraux, l’arrangement des végétaux dans les espaces verts et beaucoup d’autres aspects. La créativité est un besoin humain fondamental qu’on peut satisfaire de deux façons : par l’acquisition de nouvelles connaissances (informations, collections) et en le développant par des soins aux autres personnes, aux animaux et aux choses), le don de soi. Pour une santé mentale optimum, ces deux formes de créativité doivent être bien équilibrées. Un substitut au travail : dans la plupart de nos sociétés aujourd’hui, l’identification en tant qu’adulte dépend en grande majorité du travail. Quand on travaille, on fait partie de la société. Malheureusement, quand une personne prend sa retraite, il ou elle perd ce sens d’appartenir au monde des adultes associé au travail et au profit. La culture des plantes peut servir de remplacement au travail. Les plantes ont une valeur reconnue.

La tolérance et la patience vis-à-vis des frustrations : quand on s’occupe de plantes vivantes qui croissent, on rencontre des problèmes même si on suit les meilleurs plans. Les maladies, les insectes, les mauvaises herbes font des dégâts et le mauvais temps vient encore compliquer la situation. Apprendre à supporter les inévitables frustrations dans le jardinage peut aider à mieux accepter celles qui surviennent dans la vie quotidienne.

Une intense concentration :  « le jardinage est une source de fascination qui suscite une attention involontaire : un autre de ses bienfaits. Car les jardiniers sont tellement absorbés dans leur travail qu’ils n’ont pas à faire l’effort qu’exige l’attention volontaire, c’est donc pour eux une période de repos dans ceux que requiert la vie journalière normale. »

Le jardin : un havre de paix pour l’homme

Un jardin est souvent synonyme de quiétude. Un espace dans lequel s’épanouissent de plus en plus de seniors pour qui le jardinage devient une source de joie et de quiétude.

Les corps engourdis retrouvent une seconde jeunesse. La souplesse s’améliore nettement. Les activités du jardin comme la taille, le ratissage, le binage, l’arrosage et la tonte de la pelouse affermissent les muscles et tonifient le corps.Le jardinage offre donc une vraie cure de jouvence.

Bon pour le corps, le jardinage est aussi bon pour la tête : fini la dépression avec une activité continue en plein air. Trop de sucre, le jardinage est là pour vous aider. Vous souffrez d’un surplus pondéral, gardez une activité physique grâce au jardin.

Le jardinage est aussi très efficace contre les problèmes nerveux . Si vous êtes souvent ballonnés, il aide également à une digestion plus harmonieuse. Le jardin tonifie le corps et permet d’endiguer les risques liés à la vieillesse.

Des vertus psychiques indéniables

Les tempéraments anxieux et sujets au stress pourront avec le jardinage retrouver un comportement équilibré. Un sentiment de bien-être apparaît après l’exercice du jardinage. Une chute de la tension en lien avec les artères diminue fortement et apaise durablement la tension musculaire.

Cette activité entraîne un éveil des sens. Toucher et odorat sont plus aigus et la vue s’en trouve améliorée grâce à l’activité manuelle. Aux impatients, voilà une solution pour retrouver le calme.

Être satisfait de son travail valorise la personne dépressive à ses propres yeux. Des repères mémo-techniques sont indispensables au suivi des nouvelles plantations. Comment, sans cela, reconnaître les nouvelles plantations ?

Le jardinage  sport doux qui permet de lutter contre les mauvaises habitudes alimentaires.

A la suite de nombreuses études, les médecins préconisent largement la pratique du jardin pour rompre cette spirale de mauvaises habitudes (celles-ci, notamment alimentaires concernent le grignotage, l’alimentation mal équilibrée et le temps passé devant la télévision : les adultes passant 40% de leur temps libre devant la télévision). Le jardinage est comparable à la pratique d’un sport doux : trois heures et demie correspondent à une perte de 1000 Kcal, ce qui est équivalent à pratiquement deux heures de jogging. En fait, les médecins recommandent pour garder la forme une dépense quotidienne de 156 Kcal ce qui se traduit par 45 min de taille de rosiers ou 25 min de bêchage. Cette activité a aussi l’avantage de solliciter tous les muscles de façon répétitive et sans à-coups… La répétition de mouvements très divers, se baisser, se pencher ou fléchir les genoux, améliore la souplesse. Enfin, certaines opérations techniques telles que le bouturage et le greffage nécessitent une bonne dextérité.

Le jardinage entraîne sur le point de vue de la santé :
– Une diminution de la surcharge pondérale et donc des risques cardio-vasculaires par réduction du taux de cholestérol (une étude a montré que la pratique régulière du jardinage entraînait une réduction des risques cardio-vasculaires de 30 à 50%).
Selon le degré d’activité, une séance de 45 minutes dans le jardin peut brûler autant de calories que 30 minutes d’aérobic ou de course à pied. Par exemple, on dépense la même énergie pour tondre le gazon avec une tondeuse à main ou labourer le carré du potager qu’en faisant de la natation ou des exercices d’aérobic. On peut perdre jusqu’à 400 calories par heure en creusant la terre ou en aérant le compost. Le simple fait de planter des semences peut brûler jusqu’à 160 calories en 30 minutes seulement !

– Les muscles et l’ossature se renforcent et préviennent les risques d’arthrose et polyarthrite rhumatoïde.

– Le jardinage a également des effets bénéfiques sur l’ostéoporose par son action tonifiante. Les personnes âgées doivent être encouragées à jardiner pour lutter contre les problèmes liés à la dégradation de la mobilité. Plus fort, des études hollandaises et américaines ont montré le rôle préventif du jardinage sur le cancer.

– L’activité physique liée au jardinage favorise la digestion et accélère la durée du transit et donc prévient le cancer du colon.

– Le diabète est également concerné, puisque la pratique physique a un effet hypoglycémiant. Les médecins évaluent à 6% la réduction du risque pour une dépense de 500 Kcal par semaine soit environ 2 h de jardinage.

– Un rééquilibrage du rythme cardiaque et de la tension artérielle. En 1986, deux scientifiques, Ulrich et Simon, ont mis en évidence des changements physiologiques en relation avec la baisse de niveau de stress, incluant une pression artérielle diminuée et une tension musculaire amoindrie suite à la vue immédiate de plantes. La diminution des symptômes liés au stress, selon les indicateurs physiologiques, se produit dans les 4 à 6 minutes qui suivent la vue sur de la verdure ; ce qui veut dire que le contact visuel avec les plantes, tel qu’une plantation d’arbres en ville ou un parc, même bref, doit être bienfaiteur pour se remettre du stress quotidien.

– De même le jardinage permet de profiter de tous les bienfaits de l’exposition au soleil et des activités de plein air.

– « Le jardinage est une création personnelle gratifiante, agir sur son environnement pour l’embellir ne procure que des satisfactions… son entretien est propice au partage avec toute la famille », et il stimule la créativité.

– Enfin, la consommation des produits en direct de son jardin est la garantie d’une alimentation apportant des nutriments essentiels.
Le jardinage peut sans problème être pratiqué à n’importe quel âge. 

Apport bénéfique du jardinage sur la conservation de la masse musculaire. 

 
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